Die BERLINALE ist vorbei: Back To Reality

Chloé, Französische Erasmus Studentin in Stuttgart, wurde für die deutsch-französische Jury der Berlinale Perspektive Deutsches Kino ausgewählt und durfte während der Berlinale 2 Wochen lang ein besonderer Festival aus einem anderen Blickwinkel erleben!

Sie erzählt uns ihr Baby Blues und ihr Back to Reality nach der Berlinale als alles vorbei ist. Dieses Mal lassen wir ihr Text ausnahmsweise im Original Version auf Französisch gelassen!

IMG_5352-0Chloé Odstrcil: „15 février dernier, retour à la maison et dure confrontation à la réalité après dix jours de Berlinale… Après avoir idéalisé ces moments, les avoir vécus au-delà de mes propres espérances, le quotidien après la « bulle » Berlinale paraît tout de suite assez fade!

Qu’importe, la rétrospective de ces moments cinématographiques partagés avec les six autres membres du jury restera une expérience unique au cœur d’un monde qui, comparé au festival de Cannes semble beaucoup familial. Bien que l’envergure du « Rote Teppich» ne soit pas la même du côté Berlinois, il n’en reste pas moins que les personnalités qui le foulent sont à l’image des films présents, de « qualité ».  En dehors de la sélection « Perspective Deutsches Kino » pour laquelle nous étions jurés, le film qui m’a le plus surpris est celui de Sebastian Schipper, «Victoria». La prouesse technique – le film est en fait un plan séquence d’une heure et demie – et l’histoire nous plongent au cœur de la capitale allemande et l’on se laisse emporter par une bande d’amis et leur acolyte madrilène d’un soir, qui errent dans la nuit Berlinoise.

Tout comme l’incroyable conversation tenue avec Dita Kosslick – président du festival himself, sur les problèmes de société que soulève le film Fifty Shades of grey; le film Taxi de Jafar Panahi, récompensé lors de la cérémonie de clôture révèle quant à lui la difficulté pour certains réalisateurs d’exprimer leur art en toute liberté en dehors des frontières de leur pays d’origine.

L’intérêt de la sélection officielle comme de la sélection « Perspektive Deutsches Kino » est de mettre en lumière des problématiques sociétales qui nous interrogent.

Quotidiennement assaillis d’images, notre « fatigue cérébrale » aurait pu avoir raison de notre jugement. Seulement, les sept heures de débat qui ont marqué notre décision, la fin du festival et l’aboutissement de notre rôle de juré ne trahissent pas les débats qui nous ont parfois rassemblés parfois opposés.

Le consensus final attribuant le prix au moyen-métrage allemand de 40 minutes « Ein idealer Ort » pour sa poétisation du réel et la mention spéciale à la comédie « Im Sommer wohnt er unten » pour sa maîtrise évidente, nous rend fiers de notre décision et baisse le rideau sur dix jours de cinéma, de privilèges exceptionnels et de riches échanges culturels et linguistiques.“

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